Au-delà de 80 ans, une tendance fréquente est de mettre sur le compte de l'avancée en âge, la majorité des événements malencontreux qui surviennent sur le plan sanitaire et à douter de l'intérêt, voire de l'efficacité des éventuelles interventions qui pourraient être mises en œuvre. C'est notamment le cas pour les <b>fractures survenant après 80 ans</b> trop souvent considérées comme une fatalité. Grave erreur ! Dans le cadre de la réunion annuelle de l'Endocrine Society (<a href="https://www.newswise.com/articles/osteoporosis-treatment-benefits-people-older-than-80" target="_blank" rel="noopener"><b>ENDO 2025</b></a> San Francisco 12-15 juillet), une équipe américaine rapporte que la <b>prescription d'agents anti-ostéoporose</b> (bisphosphonates, dénosumab, raloxifène, or tériparatide), chez les sujets ostéoporotiques ayant fait une fracture de fragilité alors qu'ils avaient 80 ans ou plus, s'assortit dans le cadre d'un suivi de 5 ans, d'un <b>moindre risque d'hospitalisation</b> (OR 0,81 ; IC 95% 0,79 – 0,84) et d'une <b>moindre mortalité toutes causes</b> (OR 0,85 ; IC 95% 0,83 – 0,88) par rapport à des sujets appariés non traités par ces agents.