Selon des données présentées sous forme de poster (P-788) lors de l'<b>Infectious Disease Week</b>, Atlanta 19-22 octobre, le très léger surcroît d'échecs du traitement des <b>infections urinaires non compliquées</b>, constaté chez les jeunes filles (> 12 ans) et femmes ayant un diabète, est certes statistiquement significatif mais a toutes chances de n'avoir aucun impact sur le plan clinique. Dans ce travail rétrospectif basé sur des données américaines de vie réelle, l’<strong>échec de traitement</strong> était défini, au cours des 28 jours suivant la prescription initiale, par la constatation d’une prescription d’un deuxième antibiotique (oral ou IV), d’une hospitalisation ou d’une consultation aux urgences. La comparaison des données de près de 209.000 jeunes filles/femmes avec diabète et d'autant de jeunes filles/femmes sans diabète, fait ressortir un taux d'échec de traitement de <b>19,5% en cas de diabète</b> et de <b>18,9% sans diabète</b> (p<0,0001). Avec ou sans diabète, l'échec documenté le plus souvent était la prescription d'un deuxième antibiotique, le délai moyen étant d'environ 10 jours. Les investigateurs suggèrent que de nouvelles analyses visent à voir si le <b>contrôle du diabète</b> permettrait d'encore rapprocher le taux d'échecs de traitement de celui des personnes non diabétiques.