L'étude prospective multicentrique belge COIN B identifie certaines caractéristiques permettant de repérer les personnes les plus à risque de reprise évolutive lors de l'arrêt du traitement antiviral. En bloquant la transcription du génome du virus de l'hépatite B, les <b>analogues nucléosidiques ou nucléotidiques </b>inhibent fortement la réplication virale. SI l'arrêt de ce traitement peut s'accompagner d'une sorte de guérison fonctionnelle, son efficacité qui est essentiellement suspensive, fait courir le <b>risque de rechutes</b> soit virales (virus à nouveau détectable), soit biologiques (élévation des transaminases hépatiques). L'objectif de l'étude <b>COIN B </b>était de rechercher d'éventuelles associations entre d'une part le génotype viral ou les critères utilisés pour décider d'arrêter le traitement et d'autre part le risque de reprise évolutive virale ou biologique sur une population d'individus chez lesquels il y avait eu <b>arrêt du traitement antiviral</b>. Les résultats rapportés dans <b>Alimentary Pharmacology and Therapeutics</b> concernent 85 personnes dont le traitement avait été arrêté depuis 48 semaines. L'analyse fait état de 36 rechutes sévères virales (42,4%) et de 21 rechutes sévères biologiques (24,7%). L'<a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/apt.70465" target="_blank" rel="noopener">article</a> n'est pas accessible librement en intégralité, mais le <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/cms/asset/19c6dd86-c14b-4a15-b9dd-7e9a07ffeb9d/apt70465-toc-0001-m.jpg" target="_blank" rel="noopener">résumé graphique</a> rend parfaitement compte de ce qu'il y a à retenir et de l'espoir que ces données représentent pour essayer de <b>sélectionner</b> au mieux les personnes susceptibles de pouvoir <b>se passer de leur traitement </b>une fois que les critères d'arrêt ont été atteints.