Les AOS ne sont pas qu’un simple problème de ronflement et de somnolence diurne. Vous connaissez déjà leur impact sur la santé cardiovasculaire, mais il y a plus encore.
Une analyse des données de plus de 30.000 adultes âgés de 45 à 85 ans et suivis de 2011 à 2018 montre que les individus à haut risque d’apnées du sommeil (AOS) ont un risque accru d’altération de leur santé mentale.
Dans ce travail publié dans JAMA Network Open, le haut risque d’AOS était défini par un score ≥ 2 au questionnaire STOP évaluant les ronflements, la somnolence diurne, les témoignages de pauses respiratoires et l’hypertension artérielle. Environ 40% de la population avait un score ≥ 2 initialement.
La santé mentale était appréciée via un critère composite prenant en compte les symptômes dépressifs, le recours à des antidépresseurs, la détresse psychologique et les diagnostics médicaux de troubles mentaux. Environ un tiers de la population présentait au moins un de ces critères initialement.
Les résultats montrent que chez les sujets à haut risque d’AOS il existe un surcroît de risque de problèmes mentaux de l’ordre de 40% lors des évaluations transversales et sans variation manifeste dans le cadre d’un suivi médian de 2,9 ans (évaluation longitudinale).







