L'ablation des amygdales et des végétations adénoïdes a longtemps été une sorte de passage obligé pour les enfants sujets à de fréquentes infections rhinopharyngées. Elle était supposée diminuer le risque infectieux, faciliter la respiration nasale et favoriser la croissance. Les années passant, les opérations sont devenues plus rationnelles et limitées aux cas d'hypertrophie évidente accompagnée d'anomalies de circulation dans les voies aériennes supérieures (respiration buccale et apnées du sommeil)Une équipe chinoise rapporte dans Scientific Reports les résultats d'une étude randomisée multicentrique ayant enrôlé 459 enfants âgés de 3 à 12 ans et présentant des difficultés respiratoires nocturnes légères. Ces enfants ont été alloués à un bras intervention (adénotonsillectomie) ou à un bras contrôle (surveillance active).A 12 mois de suivi, le groupe d'enfants du bras intervention présentait une augmentation significativement plus importante des percentiles de taille et de poids, différences moyennes respectives de 2,74 et 2,79 par rapport au groupe d'enfants du bras contrôle. Une constatation qui valide donc l'une des anciennes motivations de l'intervention.Les investigateurs rapportent également des différences significatives des paramètres du sommeil en faveur de l'interventiondiminutions moyennes de l'indice d'apnée-hypopnée obstructive (– 1,36), de l'indice de perturbation respiratoire (– 0,47) et de l'indice de désaturation en oxygène (– 0,99)meilleure architecture du sommeil avec notamment une diminution du stade 1 (– 1,00) et une augmentation du stade 2 (+ 2,06)Les meilleurs résultats sont observés chez les enfants les plus jeunes (3 à 5 ans), les garçons et ceux qui ont les amygdales les plus hypertrophiées (grade III ou IV). L'existence d'un asthme (25,2% de la population globale) semble influencer de façon négative l'impact de l'intervention sur la croissance.Tous les détails dans l'article publié en open access.