Alcool: tant la quantité que la qualité ont de l’importance sur le plan santé

Article publié le 01/04/2026
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Une consommation élevée d’alcool, quel qu’il soit, est toujours associée à un moins bon pronostic sanitaire. En revanche, les effets d’une consommation faible à modérée semblent varier selon le type de boisson. 

Un travail présenté lors de la session scientifique annuelle de l’American College of Cardiology (ACC 2026, New Orleans 28-30 mars) relance l’idée d’un bénéfice sanitaire d’une consommation faible à modérée d’alcool et apporte un nouvel éclairage sur le type d’alcool à préférer.

Ce travail a été mené d’après les données de près de 341.000 adultes britanniques ayant participé à l’étude UK Biobank entre 2006 et 2022.
D’après les habitudes de consommation d’alcool renseignées dans les questionnaires, les investigateurs ont calculé la quantité journalière et hebdomadaire d’alcool pur mesurée en grammes et ont réparti les participants en 4 catégories de consommation :

  • nulle ou occasionnelle < 20 g/semaine (catégorie servant de comparateur) ;
  • faible : de 20 g/semaine à 10 g/j (femmes) ou 20 g/j (hommes) ;
  • modérée : chaque jour 10 à 20 g (femmes) ou 20 à 40 g (hommes) ;
  • forte : chaque jour > 20 g (femmes) ou > 40 g (hommes). 

Dans le cadre d’un suivi moyen de 13 ans, il est constaté pour la catégorie forte consommation, un surcroît de décès toutes causes (+ 24%), par cancer (+ 36%) et par maladie cardiovasculaire (+ 14%) par rapport au comparateur. 

Ce travail indique également des différences de risque selon le type d’alcool consommé pour les consommations faibles et modérées, le vin apparaissant globalement moins nocif que les autres boissons alcoolisées et affichant même un moindre risque de décès cardiovasculaire en cas de consommation modérée (– 21%) par rapport au comparateur.
Au total, une étude offrant une vision nuancée des effets de la consommation d’alcool sur la santé et soulignant que les risques dépendent non seulement de la quantité mais aussi du type d’alcool consommé.

A signaler que la Ligue Cardiologique Belge consacre son numéro de printemps de Cœur et Artères, à la thématique Cœur et Alcool. Vous y trouverez, tant dans l’édito que dans les articles, quantité de renseignements utiles en accès libre et gratuit.

Et pour être complet sachez également qu’en collaboration avec la Ligue Cardiologique belge la SSMG organise le 22 avril le webinaire “Que doit savoir un médecin généraliste sur les effets de l’alcool sur le système cardio-vasculaire ? ” auquel participe Bernard Cosyns qui a signé l’édito du numéro thématique de Cœur et Artères.

Jean-Claude Lemaire

Jean-Claude Lemaire

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