Tenter d’obtenir une rémission en cas de MICI ne doit pas empêcher de se soucier également des plaintes digestives et du retentissement de la maladie sur le comportement alimentaire des sujets atteints.
Une revue systématique avec méta-analyse, conduite par une équipe canadienne, suggère que la crainte de poussées potentiellement en rapport avec le régime nutritionnel aboutit à des restrictions, voire des exclusions alimentaires qui sont souvent ignorées ou non décelées.
Dans 9 études avec évaluation de tels comportements par auto-questionnaire spécifique, la prévalence cumulée est de 17% (IC 95% 13 – 22). A titre de comparaison, dans 5 études où une recherche a été initiée par le médecin, la prévalence cumulée est de 3% (IC 95% 0 – 9).
Ces données, publiées en open access dans Alimentary Pharmacology & Therapeutics, plaident en faveur d’un usage élargi de questionnaires spécifiques validés de manière à ce que ces comportements soient détectés et les mesures nutritionnelles adéquates mises en place.




