Il ne vous aura pas échappé que les réseaux sociaux sont accusés, sinon de tous les troubles de comportement des grands enfants et des adolescents, au minimum d’une grande majorité d’entre eux.
Un récent travail mené en Australie et rapporté dans JAMA pediatrics fournit l’occasion de rappeler qu’en médecine, comme dans bien d’autres domaines, il faut raison garder, se souvenir que rien n’est jamais tout blanc ou noir et que toujours et jamais sont des qualificatifs à manier avec une extrême précaution.
Les expérimentateurs ont suivi sur une période de 3 ans une population de près de 101.000 sujets âgés de 10 à 18 ans (grades 4 à 12) répartis en trois groupes selon leur usage (auto-déclaration) des réseaux sociaux après le temps scolaire (pas d’usage, usage modéré et usage intensif).
L’analyse montre que l’association entre usage des réseaux sociaux et bien-être (évaluation de 8 domaines validés) est loin d’être simple et linéaire. Concrètement, l’usage modéré est associé à un meilleur bien-être que l’usage intensif ou l’absence d’usage.
Plus de détails sur l’influence de l’âge et du sexe sont à retrouver dans l’abstract.
En conclusion, le coupable désigné (équivalent du bouc émissaire en thérapie familiale systémique) n’est certainement pas responsable de tous les maux.



