Un travail mené par l'équipe de chirurgie orthopédique de l'hôpital universitaire de Taiwan indique que la mise en œuvre d'un traitement anti-ostéoporose chez les personnes ayant bénéficié d'une prothèse après une fracture de hanche réduit le risque de fracture périprothétique et de fracture de hanche controlatérale. Les données de l'assurance maladie nationale analysées rétrospectivement par cette équipe concernent un peu plus de 48.000 personnes ayant fait une fracture de hanche entre 2016 et 2018 et suivies jusque fin 2020. Les <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s00198-025-07670-3" target="_blank" rel="noopener">résultats</a> publiés dans <b>Osteoporosis International</b> font état de 443 patients ayant développé une <b>fracture périprothétique</b> (0,9%) et de 2.285 ayant fait une <b>fracture de hanche controlatérale </b>(4,8%). L'analyse révèle que le démarrage d'un <b>traitement anti-ostéoporose</b> (n = 13.500, bisphosphonate, denosumab ou raloxifène) réduit le risque de fracture périprothétique de 50% et de fracture de hanche controlatérale de 15% par rapport au non traitement (n= 34.500). Plus globalement, les résultats soulignent le sérieux qu'il faut accorder à la prévention des <b>fractures périprothétiques</b> en raison de leurs multiples effets délétères : taux de mortalité similaire à celui des fractures de hanche, risque majoré de futures fractures ostéoporotiques et source importante de handicap moteur et de mauvaise qualité de vie.