La survenue d'une infection génito-urinaire chez une personne recevant une gliflozine (inhibiteur du cotransporteur sodium-glucose de type 2) pour traiter un diabète de type 2 peut aboutir à l'arrêt de ce traitement, mais est-ce bien raisonnable ? Une équipe de Hong Kong apporte de précieux éléments de réponse tirés de l'analyse des données de 61.606 patients atteints de diabète de type 2 dont le traitement comportait une gliflozine. Au moins une <b>infection</b> a été documentée chez 6,4% des patients et cela a conduit à l'<b>arrêt de la gliflozine</b> dans environ un tiers des cas. Il est rapporté un moins bon <b>pronostic cardiovasculaire et rénal</b> chez les patients ayant fait une infection que chez ceux n'en ayant pas fait. Chez les patients ayant interrompu le traitement suite à une infection, le pronostic cardiovasculaire et rénal est moins bon que celui des patients ayant poursuivi le traitement et il existe également un surcroît de <b>décès cardiovasculaires et toutes causes.</b> Le <b>risque de nouvelle infection</b> est similaire chez les patients ayant arrêté le traitement et chez ceux qui l'ont poursuivi. En prenant tout cela en considération et en réfléchissant à la <b>balance bénéfice-risque</b>, il apparaît que la décision d'arrêter le traitement n'est pas forcément la meilleure des solutions. A vous d'y réfléchir et de décider après lecture de <a href="https://academic.oup.com/eurheartj/advance-article/doi/10.1093/eurheartj/ehaf788/8290387" target="_blank" rel="noopener">l'article</a> paru dans l'<b>European Heart Journal </b>qui est téléchargeable en accès libre et gratuit.