La recherche de nouveaux débouchés pour des médicaments aboutit parfois à des repositionnements intéressants, mais c'est loin d'être le cas pour le méthotrexate que les rhumatologues cherchaient à sortir de sa "niche" polyarthrite rhumatoïde et autres maladies auto-immunes. En témoignaient déjà notamment, des résultats peu convaincants dans l'<a href="https://medipodcast.eu/fr/article-fr/de-la-signification-statistique-a-limpact-clinique/" target="_blank" rel="noopener">arthrose digitale</a> et dans un essai académique concernant la <a href="https://medipodcast.eu/fr/article-fr/tres-franchement-cela-minterpelle/">gonarthrose</a>. Cette absence d'effet cliniquement significatif est aujourd'hui confirmée dans une <a href="https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/2834774" target="_blank" rel="noopener">étude randomisée contrôlée chinoise</a> montrant que le méthotrexate ne s'avère pas plus efficace que le placebo en termes de douleur ou de mesure objective de l'inflammation chez des sujets atteints de gonarthrose avec épanchement synovial. Après 1 an de traitement, la variation de la douleur rapportée par les patients n'est que de 0,3 points par rapport à la valeur initiale sur une échelle de 100 points (IC 95% : – 6,7 à + 7,3) et la zone maximale d'épanchement synovial est quasiment identique avec le méthotrexate et le placebo, respectivement – 0,2 cm² et – 0,3 cm² (∆ 0,1 ; IC 95% : – 0,8 à + 1,0) Les résultats sont détaillés dans le <strong>JAMA Internal Medicine</strong> qui publie conjointement un éditorial dont le titre se passe de tout commentaire "The Future of Pharmaceuticals for Knee Osteoarthritis Needs to Move Past Methotrexate".