Journée mondiale de la lutte contre le cancer, quand moins signifie mieux

Article publié le 28/01/2026
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Créée à l’initiative de l’Union Internationale contre le Cancer en 2000, le 4 février de chaque année correspond à la journée mondiale de la lutte contre le cancer. Une occasion de souligner l’importance de chacun des domaines qui concourent à alléger le fardeau que représente cette pathologie (recherche, prévention, dépistage, diagnostic, soins curatifs et palliatifs, prise en charge des patients et de leurs proches). 

Cette journée est très souvent l’occasion de lister les nombreux défis qui restent à relever, mais aussi de rappeler les avancées déjà réalisées. Dans cette optique, Medipodcast® a choisi de mettre en lumière des progrès indéniables mais souvent peu médiatisés car il ne s’agit pas de nouveautés mais d’aménagements de stratégies longtemps appliquées. Ce qui ne les empêche nullement de contribuer de façon substantielle à l’amélioration de la qualité de vie.

Trois exemples récents:

    • Les résultats finaux de l’essai international randomisé SCOT (Standardisation of Care in Colorectal Cancer), publiés dans Journal of Clinical Oncology, montrent que chez les patients atteints de cancer colorectal réséqué à risque élevé de récidive, 3 mois de chimiothérapie adjuvante à base d’oxaliplatine et fluoropyrimidine sont non-inférieurs à 6 mois en termes de survie globale.
      Comme le montre l’article disponible en open access, les  résultats sont plus ou moins nets selon le type de chimiothérapie employée et selon les caractéristiques de risque du cancer, mais globalement ils ouvrent la voie à une potentielle modification du standard de soin, avec tout à la fois maintien de l’efficacité oncologique, réduction de la toxicité et optimisation des ressources thérapeutiques.
    • Les résultats de l’essai néerlandais de phase III BOOG 2013-08 présentés lors du San Antonio Breast Cancer Symposium (SABCS 2025, 9-12 décembre) montrent qu’omettre la biopsie du ganglion sentinelle chez les patientes ayant un cancer du sein RH+ et HER2– à un stade précoce (taille tumorale ≤ 2 cm) et sans ganglion palpable ne compromet ni le contrôle régional ni la survie dans le cadre d’un suivi médian de 5 ans.
      Une constatation susceptible de déboucher sur une approche plus légère, permettant de réduire le risque de complications et de favoriser un retour plus rapide à la vie courante.
    • Dans le même esprit de réduction de la charge thérapeutique sans mettre en péril le bénéfice oncologique, il convient de mentionner les résultats de l’essai international SUPREMO (Selective Use of Postoperative Radiotherapy after Mastectomy) récemment publiés dans The New England Journal of Medicine.
      Cet essai a enrôlé 1.067 femmes opérées (mastectomie et chirurgie axillaire) pour cancer du sein précoce à risque intermédiaire (1 à 3 ganglions atteints ou sans atteinte ganglionnaire mais avec des caractéristiques de tumeur agressive). Selon la randomisation, ces femmes ont reçu ou non une radiothérapie thoracique post-opératoire.
      A 10 ans de suivi, il n’y a pas de différence significative de survie globale ni de survie sans récidive.
Jean-Claude Lemaire

Jean-Claude Lemaire

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