La détection de nodules pulmonaires solitaires est fréquente tant lors de programmes de dépistage du cancer du poumon qu’à l’occasion d’examens d’imagerie pulmonaire demandés pour de toutes autres raisons.
Le défi à relever est de distinguer les nodules qui peuvent être respectés et surveillés (les “a priori bénins”) des nodules qui méritent une exploration plus poussée (les “a priori malins”). Les critères utilisés sont très imparfaits, d’autres moyens sont donc activement recherchés.
Une équipe belge rapporte dans ERJ Open Research, le bilan de son expérience sur 65 patients, de l’analyse des composés organiques volatils (VOC pour volatile organic compounds) dans l’air expiré.
Quatre VOC ont été identifiés comme des biomarqueurs potentiels de malignité et se sont montrés tout aussi performants pour identifier les sujets les plus à risque de cancer du poumon (information utile pour sélectionner les sujets à inclure dans les programmes de dépistage) et pour distinguer nodules bénins et nodules malins (information utile pour assurer une intervention et/ou une surveillance adéquates).
Tout cela est à valider par d’autres équipes et sur de plus vastes échantillons, mais ces premiers résultats laissent bien augurer de la suite.




