L'évaluation rétrospective des données endoscopiques de 504 sujets âgés de 60 ans et plus, présentant une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI, durée médiane 11 ans) supporte l'idée que l'âge n'est pas une raison d'être moins exigeant en matière de résolution endoscopique de l'inflammation.Ces sujets présentaient tous activité inflammatoire endoscopique, elle était légère chez 38% et nulle (rémission) chez 62%. Les expérimentateurs ont recherché dans l’année suivant l’évaluation endoscopique, les hospitalisations, les interventions chirurgicales et les prescriptions de corticoïdes en relation avec la MICI (composite principal composite). Une évaluation a également été faite à 5 ans.L'analyse multivariée ajustée montre une probabilité de survenue d'un des éléments du critère principal quadruple à 1 an (ORa 4,16 ; IC 95% 2,10–8,24) en cas d'atteinte endoscopique légère et les résultats sont similaires à 5 ans. D'autres données figurant dans l'article en open access publié dans Alimentary Pharmacology & Therapeutics, attestent qu'une activité endoscopique légère de la maladie augmente la morbidité des MICI à court et à long terme et que la rémission reste l'objectif. Une opinion que partagent entièrement les deux signataires de l'éditorial d'accompagnement, ce dont les remercient les expérimentateurs dans leurs commentaires.Trois lectures très enrichissantes.