La périménopause et la ménopause constituent une période particulièrement difficile de la vie d'une très grande majorité de femmes. Cela étant dit, l'attention se porte surtout sur les <b>changements hormonaux</b> qui caractérisent cette période et sur leur retentissement en termes de <b>manifestations physiques</b> (troubles vasomoteurs, troubles du sommeil, sécheresse vaginale, rapports douloureux…). Trop souvent négligés sont les <b>effets psychologiques</b> de ce bouleversement hormonal. Une équipe du Royaume-Uni s'est penché sur cette problématique au travers d'interviews de <b>42 femmes</b> recrutées dans une clinique de ménopause spécialisée et dans la population générale. Les <a href="https://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/17455057251338941" target="_blank" rel="noopener">résultats</a> rapportés dans <b>Women's Health</b> montrent l'impact dévastateur de cette période sur la santé mentale, indiquant notamment que beaucoup de ces femmes ont des idées, voire des comportements suicidaires et qu'elles reçoivent alors souvent des <b>antidépresseurs </b>qui, non seulement ne solutionnent rien, mais ont le désavantage supplémentaire de surseoir au <b>traitement hormonal substitutif</b> qui constitue la prise en charge correcte en pareille cisconstance. L'<b>article scientifique, </b>disponible en accès libre et gratuit, fourmille de détails et d'extraits des interviews tous plus instructifs les uns que les autres, mais j'avoue avoir été très marqué par la <b>brève synthèse </b>militante délivrée par une des signataires dans <a href="https://theconversation.com/the-mental-toll-of-menopause-what-women-really-feel-261982" target="_blank" rel="noopener">The Conversation</a> dont je vous recommande fortement la lecture.