Oui peut-être, mais pas certain car le degré de fiabilité des études laisse souvent à désirer et par ailleurs, cela n’est pas sans risque.
Telle est la conclusion à laquelle arrivent les auteurs de la méta-analyse de 10 essais contrôlés randomisés regroupant les données de 124.837 participants et comparant l’aspirine (le plus souvent à faible dose 75 à 100 mg/j) à l’absence de traitement ou à un autre type de traitement dans le cadre de la prévention du cancer colorectal en population générale.
En termes d’efficacité, sur les 7 études rapportant des données de suivi supérieures à 5 ans, seules les 3 études ayant un suivi de 15 ans ou plus permettent de faire ressortir une réduction d’incidence du cancer colorectal, mais elle est limitée (HR 0,78 ; IC 95% 0,67-0,91) et le niveau de preuve est qualifié de très faible.
L’analyse met également en évidence une augmentation de la mortalité spécifique, avec ici encore, un niveau de preuve faible à très faible.
Il n’y a pas globalement de différence d’incidence d’événements indésirables graves avec l’aspirine mais il est constaté une augmentation significative des hémorragies extracrâniennes graves (risk ratio 1,59 ; niveau de preuve élevé) et une probable augmentation du risque d’AVC hémorragique (odds ratio 1,40 ; niveau de preuve modéré)
Plus de détails dans l’abstract détaillé.




