Jusqu'à 40% des personnes se plaignant de manifestations attribuables à un RGO ne répondent pas ou imparfaitement aux IPP. Une petite étude rétrospective menée par une équipe bordelaise délivre un <b>message intéressant</b> sur le sujet. Sur une population de 46 sujets avec RGO confirmé et prétendument réfractaire aux IPP, la pratique d'une pH-impédancemétrie a permis de montrer qu'il n'y avait en réalité que 13 sujets ayant un <b>RGO véritablement réfractaire</b> (exposition acide pathologique persistante sous traitement par IPP). Chez les 33 autres patients, la persistance des manifestations s'expliquait par la coexistence de <b>troubles fonctionnels gastro-intestinaux (dans le cas particulier œsophagiens) </b>entités désormais appelées <a href="https://www.msdmanuals.com/fr/professional/troubles-gastro-intestinaux/prise-en-charge-du-patient-gastro-intestinal/troubles-de-l-interaction-intestin-cerveau" target="_blank" rel="noopener">troubles de l'interaction intestin-cerveau</a>. Selon les auteurs de ce travail, leurs <a href="https://lww.com/_layouts/15/oaks.journals/ImageView.aspx?k=ajg:2025:08000:00024&i=ga&year=2025&issue=08000&article=00024" target="_blank" rel="noopener">résultats</a> publiés dans <b>The American Journal of Gastroenterology</b> attestent de la fréquence de la coexistence des 2 pathologies et plaident en faveur de la pratique des explorations nécessaires avant de décider d'en venir à des opérations antireflux définitives et ainsi éviter des déboires.