Une équipe suédoise a évalué la prévalence des saignements menstruels abondants au sein d'une population de près de 400 adolescentes de 15 ans et plus et a exploré sa relation avec les habitudes alimentaires et la carence en fer. Globalement des <b>saignements menstruels abondants</b> (score ≥3 au questionnaire SAMANTA) étaient signalés par 53% des adolescentes et une <b>carence en fer</b> (ferritine sérique < 15 µg/l) a été relevée chez 40% d’entre elles. L'<a href="https://plos.io/4883ZTd" target="_blank" rel="noopener">analyse</a> montre que les saignements menstruels abondants et un <b>régime alimentaire restreignant les apports carnés</b> sont tous les deux associés de façon indépendante à une probabilité accrue de carence en fer (odds ratio respectifs 3,0 et 3,5), mais que cette probabilité est "<b>monumentalement plus élevée</b>" quand il y a conjonction de ces deux facteurs (odd ratio 13,5). Dans l'article du <b>PLOS One</b> en accès libre et gratuit, vous pourrez découvrir d'autres résultats tout aussi surprenants, faire le point sur la polémique du taux de <b>ferritine</b> à utiliser pour diagnostiquer une carence martiale, vous faire une idée de l'impact des directives nutritionnelles nordiques sur les <b>habitudes alimentaires</b> et apprécier la pertinence clinique des 6 items du <b>questionnaire SAMANTA</b>. Une lecture assurément enrichissante cliniquement et intellectuellement.