L'analyse des données de santé d'une large cohorte coréenne apporte des éléments précieux concernant l'impact des variations de poids à l'arrêt du tabagisme sur le risque de développement de psoriasis (psoriasis vulgaire, pustulose palmoplantaire et psoriasis pustuleux généralisé). Ce travail montre clairement que par rapport aux sujets ayant continué à fumer, il est constaté un moindre risque de développement de psoriasis chez ceux qui ont cessé de fumer et dont le poids est resté stable ou a diminué (HR ajusté 0,85 dans les deux cas et IC 95% très largement superposables).L'analyse montre en revanche que la prise de poids après arrêt du tabac atténue le risque de développement du psoriasis (tout particulièrement le psoriasis vulgaire). La prise de poids post arrêt étant situation fréquente, est-il vraiment utile de s'efforcer d'obtenir le sevrage tabagique ? Oui répondent les auteursd'une part la diminution du risque de pustulose palmoplantaire persiste pleinement chez ceux qui prennent du poids après arrêt du tabac, HR ajusté 0,67 ; IC 95% 0,57-0,79 ;d'autre part, toujours chez ceux qui prennent du poids à l'arrêt du tabac, les analyses de sensibilité indiquent une diminution du risque de psoriasis vulgaire persistante à long terme (3 ans) , HR ajusté 0,92 ; IC 0,85-0,98.En clair et en pratique, arrêter de fumer s'avère toujours bénéfique et pour optimiser le bienfait, le contrôle du poids est le meilleur outil.L'article, publié dans le Journal of the European Academy of Dermatology and Venereology est disponible en open access.