Les <b>vaccins à ARN messager </b>(ARNm) ayant fait la preuve de leur efficacité et de leur sécurité d'emploi lors de la pandémie de COVID-19, les chercheurs utilisent désormais cette technologie pour créer des vaccins contre d'autres maladies infectieuses. Dans le même temps, des <b>vaccins à base de nanoparticules protéiques</b> ont également été développés. Ils surmontent de nombreux inconvénients associés aux vaccins protéiques plus traditionnels et génèrent des réponses immunitaires plus durables et plus réactives. Une équipe américaine a émis l'hypothèse qu'il serait possible de <b>cumuler les atouts de chaque approche </b>en combinant immunogènes nanoparticulaires et administration d'ARNm au sein d'une plateforme vaccinale unique. Comme expliqué dans <a href="http://www.science.org/doi/10.1126/scitranslmed.adu2085" target="_blank" rel="noopener">l'article</a> de <b>Science Translational Medicine</b>, l'équipe a d'abord fusionné le domaine de liaison au récepteur (RBD) de la protéine Spike du SARS-CoV-2 de Wuhan à des protomères capables de s'auto-assembler en nanoparticules. Ils ont ensuite créé un vaccin à ARNm encodant les protomères fusionnés au RBD de ces nanoparticules auto-assemblées. Après sécrétion par les cellules humaines, ces nanoparticules constituent un puissant stimulus du système immunitaire. Testé chez la souris, le vaccin à nanoparticules déclenché par ARNm a induit des titres d'<b>anticorps neutralisants</b> 5 à 28 fois plus élevés que ceux des vaccins à ARNm traditionnels encodant la protéine Spike. Il a également induit plus de <b>lymphocytes T antiviraux</b> et a protégé les souris de la souche originale de Wuhan et du variant Omicron. A suivre…