Selon les données du rapport de l'<b>Agence Européenne de l'Environnement </b>présentées à Bruxelles le 25 juin, l'exposition chronique au bruit des transports (air, fer, route) est bien plus qu'une simple nuisance, il s'agit d'un facteur de risque cardiovasculaire et métabolique majeur qui concerne plus de 20% des Européens et qui serait annuellement responsable de 66.000 décès prématurés, de 50.000 nouvelles atteintes cardiovasculaires et de 22.000 nouveaux cas de diabète de type 2. Selon <a href="https://www.eea.europa.eu/en/newsroom/news/europeans-exposed-to-harmful-noise-pollution-levels" target="_blank" rel="noopener">ce rapport</a>, augmentation de l’activité sympathique, fragmentation du sommeil, perturbation du rythme circadien, stress oxydatif, inflammation systémique et dysfonctionnement endothélial sont les principaux <b>mécanismes biologiques</b> à la manœuvre, lesquels favorisent l’hypertension artérielle, l’athérosclérose, l’insuffisance cardiaque, les accidents cardiaques et vasculaires cérébraux ainsi que les troubles mentaux. A noter que ces effets néfastes se manifestent dès lors qu'est atteint un niveau sonore équivalent pondéré sur 24 heures de 45 dB Lden. L'exposition à ce facteur de risque est potentiellement <b>modifiable</b> via des actions de santé publique pour autant que les politiques s'en saisissent. Espérons-le !