Chaque jour apporte son lot de louanges et de nouvelles découvertes concernant les agonistes GLP-1. Logique et souvent mérité au vu de leurs exploits, mais il faut parfois remettre les pendules à l'heure, ce qui, en l'occurrence, signifie ne pas occulter leurs <b>limites et inconvénients</b>. Ainsi, les agonistes GLP-1 peuvent se targuer d'excellents résultats pondéraux et métaboliques à court terme, mais <b>à long terme</b>… Une équipe de la Mayo Clinic a comparé le <b>devenir à 10 ans</b> de sujets avec obésité et diabète de type 2 dont 1.657 ayant bénéficié d'une chirurgie bariatrique et 2.275 ayant reçu des agonistes GLP-1. Les <a href="https://doi.org/10.1038/s41591-025-03893-3" target="_blank" rel="noopener">résultats</a> publiés dans <b>Nature Medicine</b> font état d'une mortalité toutes causes de 9% dans le groupe chirurgie bariatrique vs 12,4% dans le groupe agonistes GLP-1 (HR ajusté 0,68). Aussi en faveur de la chirurgie bariatrique, une moindre survenue d'événements cardiovasculaires majeurs (0,65), d'atteinte rénale (0,53) et de rétinopathie (0,46). De l'avis de l'auteur senior de l'article, des bénéfices à long terme sont plus difficiles à obtenir avec les agonistes GLP-1 car <b>beaucoup de patients cessent de les prendre au fil du temps</b>. Cette réflexion est étayée par les résultats d'une étude de vie réelle publiée dans le <b>JAMA Cardiology</b> concernant des sujets âgés de 65 ans et plus qui avaient initié un traitement par injections de sémaglutide pour leur diabète. L'<a href="https://jamanetwork.com/journals/jamacardiology/fullarticle/2839152" target="_blank" rel="noopener">analyse</a> révèle qu'après 12 mois, 59,5% des patients américains et 30,8% des patients japonais avaient arrêté (interruption ≥60 jours) tout traitement par un agoniste GLP-1 et que la proportion de patients passés à une forme orale ou un autre agoniste GLP-1 était très modeste (américains 2,8%, japonais 10,1%). Des résultats suggérant que la voie d'administration n'est probablement pas la cause principale de la faible persistance thérapeutique.