Cet échange banal de tous les jours véhicule l’idée qu’il n’y a pas de problème sur les plans physique et mental (mens sana in corpore sano), mais ne signifie pas pour autant que “tout va bien” car pour y arriver, il faut aussi prendre en compte le bien-être psychologique, notion jusqu’ici vague, floue et très personnelle.
C’est dans ce contexte que s’inscrit le travail mené essentiellement par des membres de l’Université d’Adélaïde (Australie) et de l’organisation Be Well Co et qui a été publié dans Nature Mental Health.
L’objectif des chercheurs était de parvenir à un consensus sur les éléments qui déterminent une bonne santé mentale envisagée comme un état d’esprit positif.
Une enquête menée auprès de 122 experts internationaux issus de 11 disciplines a permis aux chercheurs de dégager un consensus (accord de plus de 75% des participants) sur 19 dimensions, et un consensus quasi unanime (accord de plus de 90%) sur 6 facteurs essentiels :
- Sens et but : avoir le sentiment que sa vie vaut la peine d’être vécue et qu’elle est orientée vers un objectif.
- Satisfaction de vie : avoir une perception globale positive de sa vie.
- Acceptation de soi : avoir une vision positive et bienveillante de soi-même.
- Lien social : entretenir des relations étroites et bienveillantes avec autrui.
- Autonomie : avoir le sentiment de maîtriser ses choix et son expression personnelle.
- Bonheur : être fréquemment de bonne humeur et joyeux.
Ce consensus permet de prendre conscience qu’une bonne santé mentale ne se résume pas à un simple sentiment de bien-être psychologique, mais englobe la façon dont nous nous sentons, dont nous fonctionnons et dont nous interagissons avec autrui.
Plus de détails en lisant le communiqué de presse, dans lequel vous trouverez les 19 dimensions ayant recueilli + de 75% d’avis positifs et quelques-unes des implications potentielles envisagées par les auteurs de ce travail.
Excellente lecture.



