Il faut saluer et soutenir le combat des personnes qui veulent que femmes et hommes aient les mêmes droits mais force est de constater que l’égalité homme femme n’est pas une évidence dans le domaine de la santé.
Un travail américain, publié dans JAMA Network Open, a exploré les différences entre les sexes concernant les facteurs de risque cardio-métaboliques de la fibrose hépatique, affection en relation avec l’épidémie d’obésité constatée à l’échelle mondiale.
La fibrose hépatique résulte de l’accumulation de tissu cicatriciel dans le foie, consécutive à une inflammation chronique et pouvant à terme entraîner de graves complications, telles que cirrhose, insuffisance hépatique et cancer du foie.
A partir des données recueillies entre 2017 et 2020 au sein d’un échantillon représentatif de près de 6.000 personnes enrôlées dans l’enquête américaine sur la santé et la nutrition (NHANES) des centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), les chercheurs ont recherché une éventuelle différence de prévalence des principaux facteurs de risque cardio-métaboliques selon le sexe et l’existence d’une fibrose hépatique.
Les résultats montrent que globalement les femmes présentent des taux de fibrose hépatique de base similaires ou inférieurs à ceux des hommes. Cependant, l’analyse montre qu’en présence de certains facteurs de risque cardio-métaboliques, les taux de fibrose chez les femmes ont tendance à augmenter plus fortement que chez les hommes.
Les deux principaux facteurs contributifs sont un tour de taille élevé et un prédiabète/diabète de type 2, mais de façon plus générale, la présence d’au moins deux facteurs de risque parmi les 5 évalués (les deux précédemment cités + hypertension artérielle, hypertriglycéridémie et cholestérol-HDL bas) indique un risque de fibrose plus élevé pour les femmes que pour les hommes.
Tous les détails sur les différences de niveaux de risque sont à retrouver dans l’article en open access et/ou dans le communiqué de presse académique.
Le message à retenir, énoncé par l’auteur principal de l’étude, est très simple: “Les femmes présentent initialement des niveaux de risque plus faibles, mais une fois ces facteurs présents, leur risque augmente considérablement“.






