Chez les sujets ayant été exposés au bacille responsable de la tuberculose (BK pour bacille de Koch), l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande un traitement antibiotique de 6 à 9 mois pour prévenir l'apparition d'une tuberculose active. Ce type de traitement préventif est efficace mais de nombreuses personnes ne le poursuivent pas jusqu'au bout.Des études antérieures ont montré que des schémas thérapeutiques préventifs plus courts (3 mois et 1 mois) pouvaient être efficaces, mais le plus court d'entre eux (1 mois) n'avait été testé que chez des sujets atteints de SIDA et les deux durées n'avaient pas été directement comparées en termes de sécurité d'emploi et innocuité.C'est désormais chose faite grâce à The Ultra-Curto randomized controlled trial menée au Brésil, pays où la tuberculose est encore très présente, de l'ordre de 50 cas/100.000 habitants et par an, soit environ 7 fois plus qu'en Belgique.Cet essai a concerné 500 personnes résidant au Brésil, non infectées par le VIH et qui avaient été testées positive après contact avec quelqu'un ayant une tuberculose. La randomisation a alloué ces personnes à un bras traitement préventif d'un mois avec prise quotidienne de deux antibiotiques (isoniazide et rifapentine) ou à un bras traitement préventif de 3 mois avec prise hebdomadaire des deux antibiotiques.Les résultats font état : d'un degré d'achèvement des traitements élevé et similaire dans les deux bras 1 mois 89,6% et 3 mois 84,1% ;d'effets indésirables généralement légers ou modérés et de fréquence comparable pour les deux régimes thérapeutiques.Tous les détails dans l'article en open access publié par PLOS Medicine.