Vendredi prochain, le 19 juin, l’accent sera mis sur la drépanocytose, également connue sous le nom d’anémie falciforme, ce qui a le mérite de mettre en avant l’une des conséquences possibles de l’affection et l’une de ses principales caractéristiques morphologiques.
A cette occasion, Medipodcast® souhaite attirer l’attention sur le sort peu enviable des hématologues qui se consacrent plus particulièrement à cette maladie.
Un travail américain publié dans Blood Advances montre que par rapport aux hématologues qui se spécialisent dans d’autres domaines, ils sont plus enclins à souffrir d’épuisement professionnel (burnout), respectivement 44% vs 60%, p = 0,046).
Cette donnée est basée sur les réponses de 159 médecins dont 35% ayant un focus sur la drépanocytose et 65% sans focus sur la drépanocytose.
Selon l’auteur principal du travail, les résultats (excellent abstract visuel) suggèrent qu’il ne s’agit pas de problèmes individuels ni de cas particuliers, mais bel et bien d’une crise bien plus profonde reflétant le fait que les exigences de soins des personnes atteintes de drépanocytose dépassent ce que même les médecins les plus résilients peuvent supporter durablement.
Anecdotique penseront certains, mais à la réflexion pas du tout car le statut de victime collatérale des hématologues s’occupant de la drépanocytose ne peut que contribuer à une détérioration des soins prodigués aux patients.




