La stimulation cérébrale profonde (DBS pour deep brain stimulation) donne de bons résultats sur les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson, mais cette technique semble également intéressante pour la maîtrise des symptômes non-moteurs.Dans le cadre d'une méta-analyse des études longitudinales ayant utilisé des échelles d’évaluation cohérentes et standardisées, une équipe chinoise rapporte des améliorations significatives de plusieurs manifestations non-motrices, en particulier sur le plan de l'humeur, du sommeil et de la qualité de vie.Dans la mesure où ces améliorations ne sont pas significativement corrélées à la diminution de la dose journalière d'équivalent de lévodopa permise par la DBS (diminution de près de 50%), les auteurs avancent l'hypothèse d'un effet neuromodulateur direct de la DBS. Ils suggèrent par ailleurs que cette technique soit au moins envisagée dans le cadre d'une approche personnalisée des manifestations dépressives importantes et de perturbations sévères du sommeil. Ils plaident également pour la réalisation d'études visant à élucider les mécanismes opus-jacents et à déterminer les meilleurs candidats potentiels.Ce travail mené d'après les données de 3.200 patients inclus dans 57 études est publié dans Journal of Neurology.