Une analyse des données de 3.560 femmes ménopausées indique que perturbations du sommeil, apnées obstructives et hypertension artérielle (HTA) vont de pair. Les données publiées dans la revue <b>Menopause</b> proviennent de femmes ménopausées naturellement ayant été incluses dans la grande enquête NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey) entre 2007 et 2018. Il est <a href="https://journals.lww.com/menopausejournal/abstract/9900/association_between_sleep_related_disorders_and.552.aspx" target="_blank" rel="noopener">rapporté</a> une probabilité plus élevée d'<b>HTA</b> chez les femmes présentant des <b>troubles du sommeil</b> (odds ratio 1,61) et chez celles faisant des <b>apnées obstructives</b> du sommeil (odds ratio 1,63). La relation entre la durée du sommeil et l'hypertension se manifeste sous la forme d'une <b>courbe en U</b>, ce qui signifie qu'aussi bien un temps de sommeil insuffisant qu'un temps de sommeil excessif sont associés à la probabilité accrue d'hypertension. L'indice de masse corporelle ressort comme un facteur de modulation important de la relation, celle-ci étant plus marquée chez les femmes atteintes d'<b>obésité</b>. Ce travail ne permet nullement d'inférer une quelconque relation de cause à effet, ni de déterminer quelle anomalie précède l'autre, mais les constatations faites doivent assurément encourager à surveiller la pression artérielle, à prendre en charge les difficultés en relation avec le sommeil et à optimiser la gestion du poids, chacun des ces trois facteurs pouvant influencer négativement le <b>pronostic cardiovasculaire</b>.