Une équipe de chercheurs de l'Université du Maryland rapporte dans la revue <b>Biosensors and Bioelectronics</b> avoir mis au point un Smart Underwear (autrement dit un sous-vêtement intelligent). Les données recueillies via ce <b>Smart Underwear</b> ont permis de constater que le <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2590137025001268" target="_blank" rel="noopener">nombre journalier de flatulences anales</a> (en clair les pets) était nettement plus élevé que les 14 ± 6 rapportés dans la littérature, soit en moyenne 32 par jour avec toutefois de fortes variations individuelles (de 4 à 59/j). Anecdotique et sans grand intérêt sauf pour sourire un peu ? Et bien pas du tout et cette équipe me paraît digne de figurer dans un prochain <b>palmarès des </b><a href="https://improbable.com/ig/winners/" target="_blank" rel="noopener"><b>Ig Nobel prizes</b></a> puisque leurs données font dans un premier temps rire puis réfléchir (laugh then think). L'outil développé par l'équipe de chercheurs est un minuscule dispositif portable qui se fixe discrètement à n'importe quel sous-vêtement de type caleçon, slip ou culotte et utilise des capteurs électrochimiques pour suivre la production de gaz intestinaux 24 h/24. L'objectif des chercheurs est désormais de corréler la<b> fréquence</b> des pets et leur <b>teneur en hydrogène</b> (gaz exclusivement produit par le microbiote intestinal) avec le type de <b>régime alimentaire</b> des individus et la <b>composition du microbiote</b>. Ils ont lancé pour ce faire l'<a href="https://www.flatus.info/" target="_blank" rel="noopener">Human Flatus Atlas</a> qui recrute actuellement des volontaires. A suivre…