Dans le cadre de la conférence internationale 2025 de l'American Thoracic Society (San Francisco 16-21 mai) le symposium "<b>Cieux clairs ou horizons brumeux : Débat sur le contrôle personnel de la pollution</b>" a été l'occasion d'aborder, dans un format pro-contra, 3 recommandations à faire (ou pas) à des sujets ayant des pathologies respiratoires chroniques. <h3>Acheter un purificateur d'air ?</h3> Ces engins sont indiscutablement efficaces, capables de filtrer jusqu'à 98% des particules. Il n'y a en revanche pas d'essai démontrant que cela apporte un bénéfice en termes de santé des patients. Si l'on ajoute à cela un coût non négligeable… <h3>Eviter les exercices physiques en cas de piètre qualité de l'air ?</h3> Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le maintien des activités physiques est plutôt à recommander pour préserver l'activité anti-inflammatoire bénéfique pour la santé respiratoire et aussi cardiaque et faire perdurer les bénéfices cognitifs. Sauf évidemment en cas de pics extrêmes de pollution. <h3>Porter un masque de type FFP2 (bec de canard) en extérieur en cas de forte pollution ?</h3> En théorie c'est une protection efficace (jusqu'à 80% des particules n'atteindront pas les voies aériennes), mais en pratique… Les patients ne savent pas bien mettre ce type de masque ou n'en mettent pas par peur du regard des autres. A souligner que ce dernier débat a permis de rappeler que porter un masque FFP2 n'augmente pas le travail respiratoire et n'induit pas de désaturation à l'effort.