Cause fréquente mais souvent méconnue de perturbations du sommeil, insomnie comprise, le syndrome des jambes sans repos (SJSR) a fait l'objet d'une revue générale permettant de clarifier certains points et de proposer une attitude pratique claire.Il est notamment précisé qu'il s'agit d'un diagnostic clinique reposant sur l'anamnèse, ce qui veut dire en clair que la polysomnographie n'est absolument pas nécessaire.Versant thérapeutique, compte tenu de l'association fréquente avec la carence martiale, une des toutes premières étapes est de vérifier la ferritinémie ou la saturation de la transferrine de façon à proposer une supplémentation en fer si nécessaire.Parallèlement il convient de traquer la prise éventuelle de médicaments susceptibles de majorer le risque de SJSR (antidépresseurs sérotoninergiques, antagonistes de la dopamine et antihistaminiques H1 à action centrale) et de les arrêter.Sur le plan du traitement pharmacologique, les gabapentinoïdes (gabapentine et prégabaline) s'avèrent plus efficaces que le placebo. Les opioïdes à faible dose ne doivent être utilisés qu'en cas de non-réponse à cette première ligne de traitement.Plus de données dans l'abstract détaillé du JAMA. A signaler également une remarquable page patient très bien documentée et illustrée.