L'approche première du syndrome du canal carpien privilégie souvent les infiltrations de corticoïdes, la chirurgie de libération du nerf médian n'intervenant qu'ultérieurement, mais est-ce la bonne attitude ? L'essai randomisé contrôlé multicentrique DISTRICTS, mené en ouvert dans 31 centres hospitaliers néerlandais, a comparé les deux approches sur plus de 900 patients. Les résultats publiés dans <b>The Lancet</b> apportent des <a href="https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(25)00368-X/abstract" target="_blank" rel="noopener">éléments de réponse</a>. Dans le cadre d'un suivi de 18 mois les expérimentateurs rapportent un plus grand nombre de rétablissements (score CTS-6 < 8 sur 26) avec l'approche chirurgicale d'emblée, soit 61% vs 45% avec l'infiltration en première intention (RR 1,36 ; IC 95% 1,19 – 1,56 ; p<0,0001). L'approche chirurgicale d'emblée permet par ailleurs un rétablissement <ul> <li>plus rapide, délai médian de 9 mois vs 18 mois avec l'infiltration</li> <li>obtenu avec moins de traitements supplémentaires. Dans les deux bras des traitements supplémentaires étaient autorisés, 57% des opérés d’emblée n’en n’ont pas eu besoin vs seulement 16% des infiltrés et la moitié des infiltrés ont été opérés avant 18 mois.</li> </ul> Profitons de cette brève pour <a href="https://medipodcast.eu/fr/article-fr/syndrome-du-canal-carpien-quelle-approche-chirurgicale-privilegier/" target="_blank" rel="noopener">rappeler</a> qu’en matière de chirurgie, le choix technique (intervention à ciel ouvert ou par endoscopie) doit prendre en compte d'autres critères que le risque de révision qui est de toute façon très faible avec les deux approches.