Je m'en voudrais de ne pas partager avec vous mes réflexions consécutives à la lecture de deux communiqués de ma revue de presse journalière. Le premier concerne un travail publié dans <b>JAMA Pediatrics</b> qui met en exergue le fait que lorsqu'un influenceur lève son verre de<b> boisson alcoolisée</b> dans une de ses vidéos, cela incite les jeunes qui le suivent sur les réseaux sociaux à faire de même dans la foulée, que cette tendance est nettement plus marquée (+ 73%) que lorsqu'il n'y a pas d'alcool en jeu et que la propension est encore amplifiée lorsque l'influenceur en question est perçu comme fiable, honnête et compétent. D'autres détails dans le <a href="https://medicalxpress.com/news/2026-02-glass-young-viewers.html" target="_blank" rel="noopener">communiqué</a>. Jusque-là rien de bien spécial, cela ne fait que confirmer l'influence de l'exemple d'un modèle sur les comportements d'autrui, d'où "<i>vertu de l'exemple</i>" dans le titre de cette brève Mais les choses se corsent à la lecture du deuxième communiqué, relatif à un travail publié en <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/dar.70125" target="_blank" rel="noopener">open access</a> dans <b>Drug and Alcohol Review</b>, qui suggère que la publicité pour les <b>boissons sans alcool </b>(bière, vins et cocktails) peut être contre-productive. En clair, les sujets exposés à des spots publicitaires pour de telles boissons (et tout particulièrement ceux qui les ont "likés") sont significativement plus enclins à essayer les versions alcoolisées des marques de ces boissons, d'où "<i>enfer pavé de bonnes intentions</i>" dans le titre de cette brève. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais depuis qu'il est devenu évident qu'être influenceur était plus un métier rémunérateur qu'un passe-temps bénévole, je ne peux m'empêcher de ne voir dans tout cela que "<i>ruses du marketing</i>", d'où la fin du titre de cette brève.