The European Society of Cardiology, the American College of Cardiology, the American Heart Association et the World Heart Federation appellent, dans une déclaration commune, à une action urgente contre les facteurs de risque environnementaux qui menacent la santé cardiovasculaire. La tâche est titanesque puisque figurent parmi ces facteurs, la pollution atmosphérique, la circulation routière, le bruit, l'exposition à la lumière artificielle, la pollution chimique, la pollution plastique et les divers effets du changement climatique tels que les vagues de chaleur extrêmes. Alors que tous ces facteurs sont potentiellement accessibles à des mesures préventives, environ un décès cardiovasculaire sur 5 est attribuable à leur exposition, un impact qui dépasse celui de nombreux facteurs de risque cardiovasculaires traditionnels. Comme le souligne le professeur Thomas Münzel, Mayence, Allemagne, dans le communiqué de presse officiel "Notre message est clair : un air plus pur, des villes plus silencieuses et un climat stable ne sont pas de simples objectifs environnementaux, ils sont essentiels à la santé cardiaque et à la réduction du fardeau des maladies cardiovasculaires à l'échelle mondiale."La déclaration commune définit 6 domaines d'action prioritaires : Plaidoyer mondial et harmonisation des politiques qui accordent la priorité aux effets de l’environnement sur la santé cardiovasculaire. Investissement dans la recherche sur les impacts des facteurs de risque environnementaux afin d’orienter les actions ciblées. Éducation et sensibilisation accrue des professionnels de santé et du grand public aux facteurs de risque environnementaux. Aménagements urbains et politiques favorisant les transports propres, les espaces verts et la lutte contre le bruit. Systèmes durables de réduction des émissions et de la pollution au sein de la filière médicale. Systèmes de santé résilients face au changement climatique pour protéger les populations vulnérables. En s’attaquant aux causes profondes des facteurs de stress environnementaux, il est possible de réduire l’incidence des maladies cardiovasculaires et de promouvoir des sociétés plus saines, plus justes et plus durables, conclut la déclaration commune. Puisse cette prédiction se transformer en réalité pour le plus grand bien de tous !