L’English Longitudinal Study of Ageing (ELSA) interroge de façon prospective régulière un échantillon représentatif de la population anglaise. L’examen des données de 5.520 participants à la vague 6 de cette étude pointe du doigt le rôle potentiellement délétère d’une déficience en vitamine D en cas d’obésité abdominale.
Les sujets sélectionnés pour l’analyse publiée dans Diabetes Obesity and Metabolism avaient tous 50 ans ou plus, disposaient des résultats nécessaires et avaient été suivis pendant 6 ans.
Les investigateurs ont constitué 6 groupes selon qu’il y avait ou non une obésité abdominale évaluée via le tour de taille (hommes > 102 cm ; femmes > 88 cm) et que le taux sérique de 25-hydroxyvitamine D était suffisant, insuffisant ou déficient.
Le tableau indique le surcroît de risque de décès toutes causes pour les différents groupes par rapport au groupe sans obésité abdominale et avec un taux sérique suffisant de 25-hydroxyvitamine D.
| Risque de mortalité selon le statut vitaminique D et l’obésité abdominale | |||
| Taux sérique de 25-hydroxyvitamine D exprimé en nmol/l | |||
| suffisant ≥ 50 | insuffisant 30 à 50 | déficient < 30 | |
| Obésité abdominale – | Groupe contrôle | +91% | +81% |
| Obésité abdominale + | +47% | +50% | +223% |
Ces résultats indiquent de façon générale et indépendamment de l’existence ou non d’une obésité abdominale, qu’il vaut mieux avoir un taux suffisant de 25-hydroxyvitamine D et que les individus qui cumulent obésité abdominale et carence en 25-hydroxyvitamine D sont les plus à risque.
Association n’étant pas synonyme de causalité, les auteurs concluent que le dépistage et la prise en charge précoce de ces deux anomalies pourraient contribuer à réduire ce risque.
Tous les détails dans l’article proposé en open access.






