La procrastination se définit comme une tendance à remettre au lendemain, à ajourner, à temporiser. Une attitude assez souvent considérée comme l'apanage des personnes qui se la "coulent douce", sont plutôt paresseuses, n'ont guère de volonté ni de force de caractère et qui ont comme credo les deux adages complémentaires "A chaque jour suffit sa peine" et "Demain est un autre jour".Un excellent article publié dans The Conversation montre cependant que cette façon de voir est erronée et que la procrastination concerne en réalité des personnes qui sont plutôt des perfectionnistes qui ont du mal avec la régulation de leurs émotions (peur de mal faire ou de ne pas obtenir le meilleur résultat) et chez lesquelles procrastiner est à considérer comme autodéfense, une sorte de remède à court terme permettant d'améliorer l'humeur. A titre d'exemple, différer une décision c'est, au moins temporairement, s'éviter d'avoir à choisir (et par conséquent d'avoir à éliminer l'une ou l'autre alternative).Le texte fourmille d'exemples et vous y retrouverez au moins une fois ou deux quelque chose que vous avez vécu ou qui vous a concerné. Bonne lecture.